Le trou dans la couche d’ozone refait parler de lui, ce qui s’avère surprenant car on nous avait bien annoncé que la diminution des aérosols humains avait agi comme on l’attendait, se traduisant par une réduction de sa destruction par le chlorure. Or, dans un article du Temps (22.09.21), on nous informe que le trou de la couche d’ozone est à nouveau reparti dans des excès tout aussi dramatiques – sauf que la pollution aux aérosols ne peut plus être invoquée puisque leur réduction dans nos émissions a été actée et qu’elle est bien moindre qu’auparavant. Plutôt que de reconnaître que les variations régissant l’étendue ou non du trou dans la couche d’ozone obéissent à d’autres facteurs, voire à des facteurs naturels qui nous dépassent, certains scientifiques ont décidé de pointer du doigt un nouveau coupable qui tombe à pic partout où l’on a besoin de lui : le réchauffement climatique. Ce dernier est responsable d’absolument tout ; de la fonte des glaces aux pluies exceptionnelles, des hivers trop froids aux canicules incendiaires, du covid19 comme du cancer, des mauvaises récoltes comme des insurrections populaires, du paludisme comme des inégalités sociales ; il est très sûrement responsable aussi des crises cardiaques et des ruptures sentimentales par échauffement…

A ce propos, un article du Pour la Science de ce même mois (septembre 2021) fait état des découvertes les plus récentes quant à ce qui a très probablement causé la disparition des dinosaures, autre espèce que la nôtre ayant colonisé tous les milieux terrestres, et plus encore que nous car cette famille de reptile savait non seulement voler mais nager dans les océans, ce qui, sans renfort de la technique, nous est pour l’heure épargné. Cette espèce mondialement endémique disparut dans sa totalité peu de temps après la chute d’une gigantesque météorite, il y a 65 millions d’années. Les études archéologiques les plus récentes font état d’une disparition d’espèces dinosauriennes allant s’accroissant les dix millions d’années précédant la météorite, induisant que le déclin avait déjà commencé au préalable selon d’autres facteurs que le cataclysme venu du ciel. Il semblerait que l’extinction de ces gros reptiles à sang froid ait été amorcée par une baisse progressive de la température terrestre durant les dix millions d’années en question. Ce qui démontre en l’occurrence que si le réchauffement interglaciaire a bien fait disparaître les derniers mammouths du grand nord sibérien (dépourvu de présence humaine), c’est bien au contraire un refroidissement mondial qui aurait entamé le déclin des dinosaures. Car on oublie toujours de préciser non seulement que le changement climatique existe depuis que la terre existe, qu’il est la règle et non l’exception, mais que selon les espèces, qu’il en aille du froid comme du chaud, le phénomène met dans la difficulté certaines espèces en même temps qu’il en favorise d’autres, plus adaptées au climat du moment. Il serait donc plus juste d’évoquer des espèces favorisées par le changement et des espèces défavorisées, plutôt qu’une extinction généralisée.

L’homme dispose en outre de cette capacité d’adaptation qu’il tient de ses ancêtres des cavernes qui ont été capable, sans notre technologie moderne, d’affronter et de survivre autant aux glaciations de 100’000 ans qu’aux périodes chaudes interglaciaires. Il y a donc peu de chances pour que le changement climatique soit un problème pour notre espèce, peu de chance pour qu’il soit lié aux activités humaines, de la même façon que les fluctuations incompréhensibles de la couche d’ozone obéissent à d’autres causalités que les aérosols, et qu’il y a peu de chance que la climatologie soit plus avancée de nos jours sur l’étude du climat que les sorcières du Moyen-Age qu’affectionne l’élue verte Sandrine Rousseau, candidate à la présidentielle française, et dont le balais lui servira moins à chevaucher les airs qu’à sortir de la course.