A l’heure où on nous reparle de la mort fulgurante de la grande barrière de corail – il faut bien lâcher les ours blancs une fois dit qu’ils sont en surpopulation et non en voie d’extinction –, un article de l’EPFL paru récemment sur le sujet nous éclaire davantage sur le blanchissement des coraux dans les tropiques, alors que la plupart des coraux du monde vivent dans les eaux froides. Il y a donc, par rapport aux coraux des eaux froides, une adaptation naturelle des coraux des tropiques aux eaux chaudes ou tempérées – sans quoi ils seraient morts depuis longtemps. On pourra lire sur le site de l’EPFL, en date du 27 janvier 2021, que le phénomène de blanchissement des coraux, non seulement ne les fait pas mourir, mais se trouve être un phénomène… saisonnier. Alors, bien sûr, l’article souscrit à l’idéologie actuelle autour du lien entre Co2, réchauffement climatique et mort de toute vie à la moindre variation de température (au moindre changement, tout doit mourir, bien évidemment…), mais si vous lisez les articles scientifiques en mettant de côté l’interprétation cataclysmique au profit des seuls faits constatés, comme avec le journalisme, vous découvrez une tout autre réalité.

Ces coraux des eaux chaudes ont en effet développé naturellement une astuce admirable, comme souvent dans la nature : pour survivre dans des eaux chaudes de surface où les nutriments sont rares, les coraux se nourrissent par l’intermédiaires d’algues symbiotiques richement colorées qui leur apportent leur majesté de couleurs. Ces algues leur permettent d’ingurgiter le Co2 que les coraux dégagent et dont elles raffolent en échange de nutriments ; comme toute vie sur Terre, et c’est encore plus vrai pour les plantes, le Co2 est essentiel à leur biologie interne. L’article explique très bien que le blanchissement des coraux est dû aux grandes chaleurs, aux canicules (associées à tort au réchauffement global) qui stresseraient les algues en les rendant toxiques pour le corail qui se verrait dans l’obligation de s’en débarrasser pour survivre, se coupant ainsi de toute nourriture et blanchissant par le jeûne. Une fois le pic de chaleur passé, le corail n’en meurt pas, et retrouve très vite, ses algues nutritives et ses magnifiques couleurs. Le phénomène de blanchissement du corail tropical est donc bien saisonnier avant d’être climatique, même si l’article répète en perroquet tropical, la doctrine en vogue, à savoir que si, si, si… la chaleur devait s’accroître encore… mon dieu qu’adviendrait-il de lui ? La science ne s’arrête-t-elle pas là où commence la prophétie des « si » ? N’est-il pas vrai qu’avec des « si » on mettrait le GIEC en bouteille et on ferait de l’homme un ver de terre ou un salsifis ?  

Je cite l’article de l’EPFL : « Les coraux blanchis ne meurent pas si les conditions environnementales reviennent à la normale, car la population d’algues symbiotiques finit par se rétablir. » On comprend bien qu’en dehors des « si » sans merci, pour ce qui est constaté sur place, les coraux blanchis ne meurent pas, point. C’est ainsi. Si, si. On se doute bien que dans l’incapacité de supporter la moindre fluctuation de degrés dans un climat en perpétuel changement, les coraux auraient déjà disparu bien avant l’existence de l’homme. Mais l’article fait état d’une découverte nouvelle, grâce à un laboratoire étudiant les coraux directement dans des bassins en Arabie saoudite, leur permettant de modifier à loisir les conditions de vie du corail et d’étudier les causes et les effets du réchauffement sur son blanchissement. Il semblerait que la piste du réchauffement soit précautionneusement écartée au profit d’un phénomène métabolique du corail, voire de la qualité de l’eau !

Dans un autre article plus récent de mai 2021, les chercheurs en disent davantage sur leurs études sur les coraux de la mer rouge : « Les résultats sont éloquents : les coraux, ainsi que leurs indispensables acolytes les algues et les microbactéries, résistent sans ciller à des températures moyennes excédant de 5 degrés ce à quoi ils sont habitués. Or en dépit de la gravité du changement climatique en cours, la hausse de température des eaux de la mer Rouge ne devrait pas dépasser ce seuil d’ici à la fin du siècle. » (…) (La découverte principale est que l’on s’est rendu compte que ces coraux vivent encore bien en dessous du seuil de tolérance que peut supporter leur mécanisme moléculaire, ce qui les met à l’abri des hausses de températures pour 100 voire 200 ans) » On comprend dès lors pourquoi la grande barrière de corail, soi-disant à l’agonie depuis des décennies et approchant de sa fin, ne fasse actuellement rien moins que la taille de l’Italie. Si les coraux meurent, nous dit-on, c’est davantage dû à la pollution des eaux aux abords des côtes comme aux chocs avec les embarcations – et l’EPFL en sait quelque chose puisque ses propres scientifiques ont été arrêtés en Egypte après s’être échoués contre un récif coralien qu’ils ont assurément affecté. Dans ces conditions, il parait évident que la recherche scientifique est plus nuisible au corail que le carbone…